La PNL s'intéresse aux situations de communication et aux expériences personnelles, afin d'évaluer si elles permettent ou non d'atteindre l'objectif désiré. Un échec est considéré comme un résultat non désiré, donc l'aboutissement d'un processus qu'il suffit d'examiner avec précision pour trouver la faille et y remédier par une alternative efficace.
Le manque de précision dans la définition des objectifs et l'absence d'évaluation de leur faisabilité sont les principales causes des résultats non désirés. Au contraire, les personnes qui réussissent ce qu'elles entreprennent sont capables de définir très précisément leur part de responsabilité, soit les imprévus et prendre les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs.
Par exemple, si vous voulez vous faire élire en tant que chef d'un groupe donné, ce projet ne dépend pas que de vous, mais repose sur la décision de beaucoup de gens. II y aura donc quelques objectifs intermédiaires avant de parvenir au résultat énoncé au départ. Si vous voulez améliorer votre classement au tennis ou au golf, l'atteinte de votre objectif dépend de vous, c'est le temps et l'investissement consentis à cet objectif qui vous permettra ou pas de l'atteindre.
Ceci posé, la préparation intelligente d'un projet passe par un travail approfondi sur l'objectif, les moyens et la faisabilité. Plus cette étude aura produit une définition claire, plus l'objectif deviendra accessible. La PNL a développé, dès ses débuts, une stratégie d'investigation des objectifs, nous la mettons en oeuvre systématiquement dans les démarches de développement personnel et, plus largement, dans toutes les situations qui demandent une évaluation des conditions initiales. C'est le cas par exemple des bilans de compétences, des entretiens préalables à un coaching, mais aussi des entretiens d'affaires.
Trop souvent, nous avons tendance à nous contenter des mots et, quand des résultats non désirés arrivent, nous accusons la malchance ou tout autre fait extérieur. Or, les mots ne font que représenter les moyens à mettre en oeuvre, ils ne sont pas acteurs de réussite ou d'échec. Il faut s'en servir pour définir clairement ce que l'on veut, mais aussi comprendre que ce sont nos choix et nos actes qui déterminent nos résultats. En PNL, nous disposons d'une méthode d'exploration des objectifs, composée d'une série de questions pour obtenir des informations classées en différents thèmes, ainsi, les objectifs devront :
- être énoncés de façon affirmative ;
- être formulés en termes descriptifs ;
- envisager les conditions de faisabilité ;
- être compatibles avec l'« écologie » psychologique et relationnelle.
Réponses affirmatives
Dans la relation d'aide, nous pouvons être conduits à faire l'impasse sur une formulation négative et solliciter la production d'une information par un autre moyen, comme la reformulation. Pour éviter d'oublier cet aspect des choses, faites le test de l'image, votre interlocuteur dit : « La proposition de mon patron, je n'en veux pas ! ». Soyons clairs, si vous cherchez à visualiser l'objectif de votre interlocuteur, la seule chose plausible consiste à l'imaginer en train de dire non, vous n'êtes absolument pas informé de ce qu'il veut ou de ce qu'il attend.
Termes descriptifs
Cette consigne s'applique à toutes les questions mais surtout aux pre- mières ; il est indispensable de pouvoir accéder à une représentation sen- sorielle de l'objectif. À la question « Que voulez-vous ? », il est possible de substituer « Comment voyez-vous cet objectif ? » ; en effet, une représentation sensorielle riche suppose une exploration précise. En outre, elle joue un rôle important dans la motivation, car il est tout à fait stimulant d'aller vers un objectif clairement identifié par une image valorisée.
Ainsi, cette exigence de précisions sensorielles s'applique-t-elle à de très nombreuses situations de communication. Croire que les autres comprennent nos attentes sans qu'il soit nécessaire de les exprimer est un leurre ; nos attentes, pour être comprises, doivent être énoncées clairement pour que l'interlocuteur puisse les imaginer. Évaluez la différence entre : « Sois gentil ! » et « Pense à me souhaiter ma fête ! »
Quand nous n'obtenons pas les informations descriptives utiles, nous avons tendance à les fabriquer de toutes pièces, ce qui provoque généralement complications et malentendus. Pour les éviter, nous pouvons employer d'autres questions. Il s'agit de faire descendre le niveau d'abstraction, jusqu'à ce que les ambiguïtés qui causent des problèmes diminuent. Ainsi, lorsque nous posons la question : « Comment saurez-vous que vous avez atteint votre objectif ? », nous voulons obtenir des réponses qui nous montreront quelles sont les preuves visibles, tangibles, audibles, dont l'in- terlocuteur a besoin pour être sûr d'avoir atteint son objectif.
Les termes abstraits ont leur utilité pour définir les grandes lignes. Si quelqu'un dit : « Je veux améliorer la qualité de mes relations avec mon amie », nous n'avons aucune idée de la façon dont il voit cela, ni des preuves sen- sorielles nécessaires pour qu'il puisse constater une amélioration. Pourtant, ce sont précisément ces informations que nous cherchons. Ce type d'information est très utile, car les gens focalisent leur attention sur leurs frustrations et sont rarement conscients de leurs critères. La méthode PNL d'exploration des objectifs est une démarche indispensable dans un processus de connaissance de soi.
Enfin, nous allons chercher à savoir si l'objectif atteint peut être observé de l'extérieur. En effet, il peut être intéressant de vérifier si les changements dus à l'objectif sont perceptibles pour un tiers. Certains objectifs très personnels, tels que « perdre du poids » ou « cesser de fumer », exigent le changement radical d'un comportement jusque-là ancré dans les habitudes. Il arrive alors que l'objectif soit présenté comme une mission destinée à « faire plaisir » à une autre personne. Dans ce cas, il faut explorer cette motivation. Quitte à sembler égoïste, la mise en oeuvre d'un objectif peut démarrer par une motivation altruiste, mais son maintien et son aboutissement dépendent davantage des bénéfices personnels obtenus.
Condition de faisabilité
Ces conditions s'appliquent à partir de la question « Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher d'atteindre votre objectif ? ». Elles concernent, d'une part, les moyens mis en oeuvre, d'autre part, la responsabilité de l'objectif. Quand nous posons la question : « Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher d'atteindre votre objectif ? ». Les réponses évoquent généralement des faits, des événements, parfois des personnes. Nous cherchons à souligner les obstacles éventuels afin de mieux nous y préparer : plus l'évaluation sera juste, plus la stratégie pourra être adaptée.
Quel que soit le contexte professionnel, sportif ou personnel, partir gagnant ne signifie pas ignorer ou mésestimer les difficultés de l'épreuve. Énoncer les difficultés éventuelles permet en outre de se situer à leur égard et de mesurer la détermination et la motivation. Plus on considère que les obstacles, mêmes importants, restent franchissables et relèvent de sa responsabilité, plus on peut compter sur sa motivation.
Quand les difficultés sont surévaluées ou estimées trop lourdes à gérer, cela entraîne dans la plupart des cas une modification de l'objectif. La question des obstacles reste liée à celle des moyens. Nous disposons alors de plusieurs interrogations : « Comment pensez-vous faire pour atteindre votre objectif ? » ou « Avez-vous déjà mis quelques moyens en oeuvre en vue de cet objectif ? ».
Cette dernière question permettra en outre de cerner les responsabilités. Les objectifs de développement personnel nécessitent un fort investissement et dépendent essentiellement de notre propre responsabilité. Un objectif dont l'atteinte serait soumise au changement d'une tierce personne n'a aucune chance d'aboutir.
Écologie
Un objectif est « écologique », quand il s'intègre parfaitement dans l'environnement psychologique et relationnel. Autrement dit, l'objectif doit être en accord avec la personnalité, les aspirations de la personne, apporter surtout des bénéfices et ne pas avoir de conséquences désagréables pour l'entourage.
Dans cette perspective, nous allons explorer les pistes suivantes: L'objectif est-il ou non en harmonie avec la personne ? Si l'on tient compte des conditions de départ, des valeurs et des croyances de la personne, est-il possible d'intégrer le but atteint dans sa carte de la réalité ? Le fait par exemple de manger à l'excès a comme effet désagréable de faire grossir, mais s'intègre à « l'écologie » personnelle de l'individu en apportant d'autres satisfactions.
Quelqu'un désirant mincir ne pourra le faire de façon durable que si cela lui procure une satisfaction comparable ou supérieure à celle éprouvée en mangeant trop. Le changement, doit respecter cette « écologie » personnelle pour persister, sinon les anciennes habitudes reviennent rapidement.
Un objectif « écologique » doit intégrer parfaitement la personnalité et les aspirations de l'individu. Certains affirment vouloir atteindre un but, mettent tout en oeuvre pour l'obtenir, puis y étant parvenus, s'aperçoivent que cela ne leur convient pas.
Dans la relation d'aide ou de conseil, on rencontre fréquemment des gens dont les objectifs ne répondent pas aux conditions d'« écologie ». II s'agit alors que la personne prenne conscience de l'inadaptation de cet objectif, accepte ces nouvelles données et travaille ensuite à le modifier.
A suivre...









